Il est 2h du matin.

Apparaissent alors d'autres élèves que je connais moins bien. Ils discutent entre eux. L'image est plus floue, les limites de ma mémoire expliquent sans doute ce phénomène. Je ne comprends toujours pas pourquoi ils sont là et je n'arrive pas à comprendre de quoi ils parlent, mais je les reconnais. Ils disparaissent à leur tour, cette fois sans raison.
Surgissent alors très rapidement toutes sortes de personnes rencontrées l'an dernier ou avant. Elles n'ont que leur silhouette, pas de couleur, de visage ou de voix, mais je les reconnais toutes, enfin presque. Peu à peu, je commence à reconnaître des paroles d'un professeur, des sourires et regards d'une Laure. Ça y est, je suis paranoïaque!
Ces souvenirs ne sont pas douloureux, mais ils sont bien trop étranges pour moi à une heure pareille. Suis-je schizophrène? Si j'appelle info-santé demain, peut-être pourront-ils me dire si une personne schizophrène peut sembler normale en société, être à l'école et à la limite, capable de faire son épicerie. Comment aurais-je pu développer cette maladie mentale? On se calme, c'est en parlant de schizophrénie qu'on risque de le devenir (oui, je sais, c'est une vieille idée préconçue qu'on doit oublier, mais je n'ai pas toute ma tête à deux heures du matin). Je n'ai pas à me comparer aux autres pour rentrer dans un modèle, ce n'est qu'un nom; la maladie est bien plus complexe.

Pas de panique, je me lève et je gribouille en vitesse ces mots sur un bout de papier pour m'en rappeler demain. Je dois faire le vide, me changer les idées, déconnecter mon cerveau. Bon, j'en ai écrit assez, je vais tenter de me rendormir...
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