13 mars 2009

Ma schizophrénie 2

Vous aurez remarqué que le titre n'est pas approprié à la réalité. Je ne suis pas schizophrène, je n'ai jamais eu de diagnostic et je suis loin des symptômes qu'on peut remarquer chez les gens schizophrènes. En fait, il ne s'agit que d'un titre pour essayer de me placer dans une case. Car c'est important dans la vie d'avoir des mots pour décrire les choses. On ignorait qu'est-ce qui poussait les objets vers le sol auparavant. Un bon jour, on a nommé ça « la gravité ». Le problème était à 50% réglé puisque les gens pensaient maintenant savoir davantage de quoi il s'agissait. Descartes avait critiqué Newton à cette époque pour cette théorie qui lui semblait trop simpliste, trop vide, mais on connaît aujourd'hui quelle théorie a eu le plus grand succès.


Pour en revenir à mon histoire de visions et de panique générale, je tiens préciser que ce n'est pas la première fois où je m'emporte. Je ne donnerai pas de nom officiel à ce que c'est, car je l'ignore. Je ne sais même pas si cela peut être considéré comme un trouble. Seulement, je suis quelqu'un qui ne peut être laissé seul à réfléchir trop longtemps. J'ai déjà essayé. Lorsque j'étais dans l'armée, mes soirées étaient généralement vides. N'étant pas un amateur de bars et de danseuses comme mes chers collègues, je restais à la base. Il n'y avait pas grand-chose pour occuper mon esprit. Pas de télé, pas d'ordinateur, pas de gens à qui j'avais envie de parler. Au début, j'ai tenté d'appeler mes vieux amis. Étant plus à l'aise avec la gent féminine, je peux dire que les seules personnes que j'appelais étaient des filles. Bien entendu, quand un gars vous appelle 2,3 fois par semaine et que vous avez un chum, ça cause des problèmes. Bien que je n'étais pas amoureux, j'ai perdu une amitié à cause de mon envie de ne pas être seul à penser. À ce moment-là, j'ai décidé qu'il vaudrait peut-être mieux pour moi de diminuer mes appels.

Quelles autres options avais-je pour passer le temps? J'ai commencé à lire pour le plaisir. J'ai lu quelques bons livres à cette époque. La majorité de mon temps, je la passais au gym. L'armée, vous vous en douterez, à un excellent gymnase. De plus, il est gratuit et situé sur la base. J'y passais donc 2h par soir, 5 à 6 soirs par semaine. Malheureusement, ce n'était pas suffisant. Les fins de semaine étaient très longues et j'allais souvent les passer à vagabonder à Québec sans rien avoir à faire de particulier. À chaque fois où je rentrais, c'était le même vide, la même peine. Je n'arrivai pas à rester là à ne rien faire. Mon esprit devenait confus. Je m'imaginais les mille et une raisons qui avaient poussé mon amie à refuser de me parler, des raisons qui avaient poussé mon frère à lâcher l'école ou de ma raison d'être toujours là, dans cette chambre vide.

Ceux qui me connaissent ont peut-être remarqué que j'ai certains tics. Par exemple, je passe la majorité de mes cours à regarder mes crayons et à les tourner dans ma main. J'ai aussi parfois la jambe qui se met à branler sans raison si je suis nerveux et que je n'arrive pas à me changer les idées. De plus en plus, il est difficile pour moi de me concentrer sur une seule chose. Je préfère en avoir 5 et les faire toutes en même temps ou alors très successivement. Ce blogue est un bel exemple, j'arrive peu souvent à tenir le temps d'écrire un message. Si mon message ne sort pas de façon expéditive, il me faudra une deuxième tentative pour le compléter. Entre temps, je fais d'autres choses. Lorsque j'écris, j'aime le faire dans le silence, comme beaucoup d'ailleurs. Comme beaucoup aussi, je ne supporte pas un trop long silence. Est-ce parce que je m'ennuie de la voix humaine? Non, c'est plutôt que je suis incapable de supporter ma voix intérieure. Cette petite voix qui me présente chaque petit détail de ma journée comme un risque de conflit ou de misère. Celle qui regarde derrière moi et qui, en voyant tous ces gens, me dit qu'un d'eux doit certainement me haïr. Parfois, c'est plus fort que moi, je n'ai plus la capacité de la contrôler. J'imagine les pires scénarios; j'imagine qu'on me veut du mal, je me dis que je ne mérite pas d'être où je suis, je pense à un avenir plus que sombre.

Hier, on pouvait lire dans La Presse une chronique de Marc Cassivi qui s'interrogeait sur la raison poussant les Québécois(es) à regarder La Poule aux Oeufs d'Or et Les Gags plutôt que des émissions comme Enquête, Une heure sur Terre, Bazzo.tv, ou même des téléséries de qualité. Une des raisons simples est que les gens aiment se vider l'esprit. Embarquons dans une foule et faisons comme on nous dit de le faire. Autrefois, on appelait ça la religion. Aujourd'hui, c'est la télévision. La religion a heureusement évolué en quelques milliers d'années. On laisse les gens réfléchir dans certains cas. Je n'aime pas embarquer dans cet attroupement de fervents croyants qui brandissent leurs pancartes avec un oeuf dessus. Par contre, il est vrai que je me vide l'esprit. J'en ai besoin. Je vois des problèmes sans cesse. Je m'y intéresse. J'essaie de connaître la situation dans le monde, j'essaie de découvrir ce qui se passe autour de moi qui pourrais avoir un impact sur les gens que je connais ou sur moi, je m'intéresse aux nouvelles solutions et aux nouveaux problèmes, bref, j'essaie de rester informé. Malheureusement, ce savoir, cette banque de données, si je dois y faire une recherche, je tombe sur plein d'autres éléments. En cherchant un problème autour de moi, j'en vois des centaines. Tout cela prend une ampleur incroyable et vient me détruire.

L'autre soir, ce qui m'a permis de stopper ma folie, c'était d'écrire. N'importe quoi, juste pour me changer les idées. Il fallait que je tire un trait sur cette histoire et que je m'en débarrasse. Toutefois, comme je l'ai déjà dit, il est important de se souvenir de nos erreurs. En écrivant ce qui s'est passé ce soir-là, je pourrai peut-être le relire dans 2 ans et me dire à quel point je me suis amélioré ou, qui sait, si je suis au même niveau.

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10 mars 2009

Ma schizophrénie 1

Il est 2h du matin.


Je n'arrive pas à dormir. Couché sur le dos, les yeux fermés, j'essaie de trouver le sommeil, mais je n'y arrive pas. Toujours les yeux fermés, je commence à voir mon plafond, ses formes étranges (merci inventeur du Stucco), le ventilateur et le petit crochet à plantes. Puis, des gens de ma classe apparaissent. Ils me posent des questions, viennent me saluer. C'est bien gentil tout cela, mais je dois dormir. Je les chasse donc. Je les pousse, je leur écrase le visage contre mon matelas. Ils s'en vont. Enfin.

Apparaissent alors d'autres élèves que je connais moins bien. Ils discutent entre eux. L'image est plus floue, les limites de ma mémoire expliquent sans doute ce phénomène. Je ne comprends toujours pas pourquoi ils sont là et je n'arrive pas à comprendre de quoi ils parlent, mais je les reconnais. Ils disparaissent à leur tour, cette fois sans raison.

Surgissent alors très rapidement toutes sortes de personnes rencontrées l'an dernier ou avant. Elles n'ont que leur silhouette, pas de couleur, de visage ou de voix, mais je les reconnais toutes, enfin presque. Peu à peu, je commence à reconnaître des paroles d'un professeur, des sourires et regards d'une Laure. Ça y est, je suis paranoïaque!

Ces souvenirs ne sont pas douloureux, mais ils sont bien trop étranges pour moi à une heure pareille. Suis-je schizophrène? Si j'appelle info-santé demain, peut-être pourront-ils me dire si une personne schizophrène peut sembler normale en société, être à l'école et à la limite, capable de faire son épicerie. Comment aurais-je pu développer cette maladie mentale? On se calme, c'est en parlant de schizophrénie qu'on risque de le devenir (oui, je sais, c'est une vieille idée préconçue qu'on doit oublier, mais je n'ai pas toute ma tête à deux heures du matin). Je n'ai pas à me comparer aux autres pour rentrer dans un modèle, ce n'est qu'un nom; la maladie est bien plus complexe.

Je me tourne sur le côté. J'essaie d'oublier les problèmes. Malheureusement, je vois encore des gens. Seulement, ils sont plus près de moi. Ils sont couchés sur l'oreiller à côté du mien. Je distingue les traits du visage cette fois, je vois différentes filles, puis moi-même âgé de 7 ans environ. C'en est trop. Une dernière solution, je me couche sur le ventre. Cette fois, c'est le pire, je sens qu'on me poignarde une bonne dizaine de fois dans le dos. Qui est-ce? Je ne tiens pas à le savoir.

Pas de panique, je me lève et je gribouille en vitesse ces mots sur un bout de papier pour m'en rappeler demain. Je dois faire le vide, me changer les idées, déconnecter mon cerveau. Bon, j'en ai écrit assez, je vais tenter de me rendormir...


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8 mars 2009

Mon non-anniversaire

D'abord, bonne fête à vous les femmes. Si certaines ont oublié, j'espère qu'on vous le rappellera au travail ou à l'école lundi. Aujourd'hui, je vais parler de féminisme. Ce mot qui semble maintenant péjoratif s'en va de plus en plus de la bouche de nos femmes québécoises. Ça fait maintenant 99 ans que cette journée existe. 32 ans seulement qu'elle est officialisée par les Nations Unies. 32 jours vous ont été dédiés. C'est bien peu pour toutes les erreurs commises autrefois et souvent toujours présentes.


Regardez un sondage et vous apprendrez que neuf Québécoises sur dix estiment que les femmes ont encore des luttes à mener. Je peux vous dire que c'est vraiment de la foutaise. Si 90% des femmes pensaient ça, on accorderait plus que 5 minutes au téléjournal à cette journée. Je regarde autour de moi, autant maintenant que dans les dernières années et je vois grand nombre de femmes qui pensent que la situation au Québec est acceptable et qu'on a plus vraiment besoin de lutter. Un sondage ne reflète rien d'autre que ce que les gens estiment comme la bonne réponse. Sur une question aussi épineuse que l'égalité, toute personne avec un peu de jugement va répondre ce qui semble être le bon choix. On pourrait faire un sondage sur la masturbation aussi, on pourrait voir à quel point les gens sont honnêtes. Si certaines personnes sont capables de voir la réalité et d'en faire un jugement éclairé, la majorité manque sérieusement d'informations sur la situation réelle autant au Québec qu'ailleurs dans le monde.

Comme nous sommes dans une époque de chiffres, en voici quelques-uns:
  • 150 millions de femmes sont mutilées et on en mutile encore 3 millions par année;
  • 95% des mariages sont arrangés en Inde selon Amnesty International;
  • En Asie, on compte 100 millions de femmes de moins que d'hommes en raison, entre autres, des mariages forcés et de la nécessité d'avoir quelqu'un qui puisse effectuer un travail manuel;
  • Au Québec, en 2006, le revenu moyen des femmes est de 25 847$. Celui des hommes, 40 994$;
  • Au Québec, 59,5$ des personnes payées au salaire minimal sont des femmes;
  • Au Québec, 43,2% des 500 plus grandes entreprises canadiennes n'ont pas de femmes dans leur conseil d'administration;
  • Au Québec, environ 1% des femmes de 18 à 24 ans a déclaré être victime de violence conjugale. 0,1% des hommes sont dans cette situation;
  • On estime à 20% le nombre de femmes sur la planète victimes de viols ou de mauvais traitements. Ce nombre augmente à 40% en Inde;
  • La journée de la femme n'est officielle en France que depuis 1982. Le Québec avait devancé les Nations Unies en ayant la première célébration en 1977.
Des exemples, je peux en donner par milliers. Ils sont tous aussi surprenants et choquants. Si vous n'en avez jamais entendu parler, croyez-moi, je suis plus que surpris. Ils montrent qu'il y a encore énormément d'efforts à faire partout dans le monde. Bien qu'au Québec nous n'ayons pas beaucoup de cas de seins coupés pour empêcher l'allaitement ou de bébés tués en raison de leur sexe, il y a plusieurs choses qui méritent notre attention (désolé si j'en choque, mais comme vous n'êtes pas nombreux à me lire, je n'en choquerai pas beaucoup).

Bien sûr, on peut voir de bonnes nouvelles:
  • Au Québec, 39,6% des femmes ont un baccalauréat contre 23,6% hommes. À ce niveau, il faudrait comprendre ce qui se passe avec les hommes.
  • Au Québec, le taux de chômage est environ 2% moins élevé chez les femmes (6,2% contre 8,2%).
  • Les femmes ont «officieusement» le droit de vote dans tous les pays où l'on peut voter (notons que plusieurs femmes se font quand même dire par leur mari pour qui voter).
  • Au Canada, ce droit est possible depuis 91 ans. Elles avaient toutefois le droit au Québec entre 1791 et 1849. Le ministère de l'époque avait décidé de corriger cette « irrégularité historique ».
Ce qui est le plus choquant pour moi reste de voir des femmes aussi passives. Lorsqu'il y a une activité féministe dans un groupe, je vois souvent une bonne portion des gens qui disparaissent. Est-ce par peur d'effrayer les garçons et de paraître pour une féministe? J'ai dit que le mot «féminisme» est épineux. C'est bien contre mon gré. La définition du féminisme n'est rien d'autre que l'égalité des droits et responsabilités avec celle des hommes. On parle maintenant davantage d'«égalité». Ici, on veut que les hommes ET les femmes soient traités également. Les deux termes reviennent exactement au même. La seule différence réside dans l'histoire de l'un qui était plus mouvementée à une époque.

Une journée c'est peu. Trop peu. Plusieurs éléments du passé sont passés à l'oubli en raison du taux d'analphabétisme des femmes à l'époque. De plus, on limitait les femmes à écrire des livres pour enfants ou de petits contes amusants. Difficile donc de connaître leur véritable point de vue. Aujourd'hui je pense qu'on devrait célébrer, s'amuser et lâcher prise un peu. C'est une occasion pour nous les hommes de se faire pardonner pour ce masque qui est encore aussi présent. Une journée seulement, ça n'effacera rien. Toutefois, c'est à nous d'utiliser les 364 autres pour en parler, réfléchir et agir pour avoir un 8 mars 2009 un peu plus féministe.

En finissant, j'aimerais dire mon point de vue sur l'accouchement. Ça ne me semble pas comme quelque chose d'antiféministe. Mesdames, je suis plus qu'heureux de pouvoir vous voir avec ces jolis bedons. Je sais que c'est un travail pénible, que ça vous empêche de travailler pendant un certain temps, mais c'est le plus beau cadeau qui soit. Vous êtes belles avant, pendant et après la grossesse. Seulement, il vous faut trouver une personne réellement prête à vous aider. Tout ira bien si c'est le cas et je vous souhaite le plus grand des bonheurs si, par le plus grand des hasards, vous allez accoucher dans les 2 prochaines semaines.


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7 mars 2009

Mon lavage de cerveau

Il existe plusieurs façons d'oublier quelqu'un. Je n'ai pas écouté le précieux conseil de m'abonner à un bon site de cul, je ne me suis pas encore saoulé complètement la gueule et je ne me suis pas jeté dans les bras d'une autre fille pour une baise facile. Bon, je ne fais pas honneur à la réputation de ma faculté. Tant pis pour eux, je m'en fous à vrai dire.

J'ai pensé à une petite méthode ces derniers jours pour faire disparaître quelqu'un. Un peu comme pour les "défauts" que les gens n'aiment pas voir chez les mannequins, je me suis dit qu'en effaçant quelqu'un avec Photoshop, ce serait un premier pas. Voici le résultat :


Bon, on voit assez rapidement que l'image est truquée, les ombres et la luminosité ne sont pas parfaites. De plus, j'ai beaucoup de zones floues, mais comme je n'ai jamais touché à ce logiciel avant 2009 et que je n'ai aucun talent artistique, je m'en satisfais.

Plus sérieusement, j'ai décidé d'emballer les trucs qui ne m'appartenaient pas afin de ne plus les voir. Disons qu'un appartement où 2 personnes vivaient devient rapidement vide quand la moitié des choses s'en vont. On se rend compte aussi que tous les trucs de décoration étaient à la femme et il ne reste donc plus grand-chose sur les murs. Il y a quand même une nette amélioration par rapport à mon premier appartement... Enfin, je parle des chambres où couchent les soldats à Valcartier. Disons, sans la moindre exagération, que j'ai été un temps à avoir un lit qui renfonçait de 6 pouces dans le centre. Il était monté uniquement sur ressorts et ceux-ci étaient plutôt vieux. La bonne nouvelle c'est qu'il était difficile de bouger dans ces conditions. Lorsque venait le temps de placer les draps au petit matin, les miens ne nécessitaient presque pas de travail.

La question qu'il me reste maintenant est, qu'est-ce que je fais avec ce vide? C'est bien de se purger quand on en ressent le besoin, mais il y a la suite. Ce petit ménage me donne plus d'espace pour mes trucs. Je n'ai plus besoin de cacher mon vélo dans le fond d'un garde-robe ou d'entasser tous mes vêtements dans 2 tiroirs et un quart de garde-robe. Tant mieux, j'en profite pour sortir mes vieux haltères, rendre mes outils plus facilement accessibles, etc.

Il y a une règle que j'ai couramment entendue lorsqu'on parle de vivre avec quelqu'un. Si on ne peut s'occuper d'une plante verte, on ne peut avoir d'animaux. Si on ne peut s'occuper d'animaux, on ne peut vivre avec une femme. Non, je ne compare pas les femmes à des animaux. Des plus, cette idée n'est pas de moi. En 1 mois, j'ai noyé une plante, asséchée une autre et perdu toutes les feuilles d'une troisième. Bonne nouvelle, je n'avais pas d'animaux. Sur 5 plantes, seulement 3 se retrouvaient aux soins intensifs après un mois. Il faut dire que c'était mon ex qui s'en occupait auparavant. Pour ceux qui me voient comme un sadique qui tue les plantes de son ex, détrompez-vous. Ce n'est pas mon intention, je suis seulement vraiment nul en la matière.

J'ai pensé qu'une autre solution pour oublier le passé était de m'acheter des chats à moi. C'est quand même plus sain que de s'« alcooliser ». Il reste un seul danger avec les chats, c'est que si on considère ceux-ci comme LA solution, on risque d'en prendre 2, puis 3, puis de devenir comme la vieille femme dans les Simpson. Elle voulait être médecin et avocate à la fois, mais comme c'était trop demandant, elle avait décidé qu'un petit chat l'aiderait au travers de ses difficultés. Ayant peur de me retrouver avec une peau jaune, j'ai décidé d'attendre encore un peu pour un animal. De plus, comme je suis un serial-killer de plantes et que je suis forcé de déménager tous les 4 mois pour des stages, je m'abstiendrai encore 2, 3 ans. Si, dans 6 mois, vous voyez quelqu'un en train de faire du lèche-vitrine d'animalerie en pensant tristement à tout ce bonheur à poil qu'il se refuse, car il s'en sent incapable, appelez la police et faites-moi enfermer s'il vous plaît.



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6 mars 2009

Mes blagues

Vous êtes sûrement plusieurs à avoir remarqué un petit bug dans les derniers jours sur mon blogue. Je dis plusieurs, car vous êtes au moins deux à me lire. J'ai même eu l'honneur d'avoir une Polonaise fan de mon blogue pendant une heure! Bon, peut-être voulait-elle simplement me voler mon adresse courriel pour l'utiliser, mais j'ai eu droit à ma première fan.

La raison pour laquelle j'ai eu des difficultés, c'est à cause des mes "niaiseries" encore une fois. J'aime faire marcher les gens. J'aime inventer des histoires et voir leur réaction. C'est mal, je parlais de mensonge dernièrement et je me retrouve à mentir. Je peux toujours utiliser l'excuse que moi c'est en blague et que ça ne dure jamais plus que 5 minutes, mais mon geste reste le même. L'autre soir j'ai été puni pour ce genre de mensonge. En voulant rediriger quelqu'un sur un faux site, j'ai supprimé le bon, ne me demandez pas comment j'ai fait ça.

Je vous dis ça pour vous montrer que je ne suis pas un modèle pour tout ce que je dis. C'est vrai que je suis une personne qui tient à dire la vérité pour des sujets importants, mais je dois avouer que, comme tout le monde, il m'arrive de mentir. La différence c'est que je me rends compte que ça frustre les gens et je vois les conséquences. Parfois, c'est contre moi. Comme dans « Le garçon qui criait au loup », à force d'arriver avec des histoires abracadabrantes pour voir la réaction des gens, on arrête de me croire, on n'embarque plus dans le jeu. Le jour où mon histoire folle s'avère exacte, on ne me croit plus et le loup me dévore.

Il était une fois un jeune berger qui gardait tous les moutons des habitants de son village. Certains jours, la vie sur la colline était agréable et le temps passait vite. Mais parfois, le jeune homme s’ennuyait.

Un jour qu’il s’ennuyait particulièrement, il grimpa sur la colline qui dominait le village et il hurla : « Au loup ! Un loup dévore le troupeau ! »

A ces mots, les villageois bondirent hors de leurs maisons et grimpèrent sur la colline pour chasser le loup. Mais ils ne trouvèrent que le jeune garçon qui riait comme un fou de son bon tour. Ils rentrèrent chez eux très en colère, tandis que le berger retournait à ses moutons en riant toujours.

Environ une semaine plus tard, le jeune homme qui s’ennuyait de nouveau grimpa sur la colline et se remit à crier : « Au loup ! Un loup dévore le troupeau ! »

Une nouvelle fois, les villageois se précipitèrent pour le secourir. Mais point de loup, et rien que le berger qui se moquait d’eux. Furieux de s’être fait avoir une deuxième fois, ils redescendirent au village.

Le berger prit ainsi l’habitude de leur jouer régulièrement son tour… Et chaque fois, les villageois bondissaient sur la colline pour trouver un berger qui riait comme un fou !

Enfin, un soir d’hiver, alors que le berger rassemblait son troupeau pour le ramener à la bergerie, un vrai loup approcha des moutons…

Le berger eut grand peur. Ce loup semblait énorme, et lui n’avait que son bâton pour se défendre… Il se précipita sur la colline et hurla : « Au loup ! Un loup dévore le troupeau ! »

Mais pas un villageois ne bougea… « Encore une vieille farce ! dirent-ils tous. S’il y a un vrai loup, eh bien ! Qu’il mange ce menteur de berger ! »

Et c’est exactement ce que fit le loup !

(Esope)


Bref, ma blague m'a coûté quelques heures de travail à tout remettre en ordre. Ça m'apprendra à abuser de la confiance (ou de la naïveté) des gens. Certains diront que je le mérite, je le pense aussi.


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4 mars 2009

Mon entrevue

Que fais-je pendant ma semaine de relâche? Des entrevues apparemment. Demain, ce sera ma première. Une entrevue au téléphone. C'est une bonne nouvelle, mon dernier stage fut obtenu avec ce type d'entrevue. Cette année, on a le droit à 20 demandes plutôt que 15. Excellente nouvelle, ainsi nous seront 100 à appliquer sur un seul poste! Je ne veux blâmer personne, mais l'université de Sherbrooke demande aux employeurs de donner leurs entrevues soit durant la semaine de relâche, soit celle qui suit, pendant les cours. Certains s'en douteront, les gens qui travaillent aux ressources humaines vont préférer passer la semaine de relâche en congé, avec leur famille à faire du ski plutôt que de descendre à Sherbrooke avec des petits étudiants qui essaient de ne pas trop montrer qu'ils sont pouilleux ordinairement. Bref, nous avons droit à un système qui ne m'inspire pas trop confiance. Ce sont des solutions simples, mais pas nécessairement efficaces. Les entrevues sont quand même drôles. Ce qui me fait une telle sensation, c'est voyant la personne qui arrive toujours 10 minutes en retard avec l'apparence normalement reliée à cela accoutrée complètement différemment et surtout respectueuse des autres en arrivant à l'heure. Mais bon, tout le monde suit la petite ligne tracée, celle sans détour, sans ralentissement.

La plupart des gens ont peur cette année de ne pas avoir de stage. C'est plutôt compréhensible quand on voit que l'entreprise qui offre le plus de stages au Québec (Pratt&Whitney) décide de couper 1000 postes. Si 1000 travailleurs qualifiés n'ont plus de travail, comment est-ce qu'un petit stagiaire sous-qualifié pourrait espérer en avoir un? Je dirais qu'ils ont raison de penser ainsi, mais uniquement pour les entreprises qui oeuvrent uniquement dans la production. Je m'explique. En récession, un patron qui prend une décision rapidement va se dire: Si on ne vend pas, on coupe des postes partout. On garde un profil bas et on essaie de survivre sans trop s'endetter. C'est sans doute une excellente idée si on n'avait pas prévu une certaine marge en cas de problèmes. S'il continuait en production normale, les fonds viendraient à manquer pour acheter les équipements, les matériaux ou même le personnel qualifié.

Sans trop aller dans les détails (surtout que je ne les connais pas, je l'avoue humblement), je peux croire que l'entreprise où j'ai effectué mon stage l'été dernier a fait cette erreur. Le résultat est plutôt simple, les fournisseurs refusaient d'entrer en communication avec eux après quelques mois sans être payés. L'entreprise se retrouve donc isolée, sans aide. C'est un peu une épreuve de survie où l'on tente de trouver toutes les ressources possibles pour nous aider. Je suis prêt à parier qu'ils ont été jusqu'à chercher de nouveaux fournisseurs sachant pertinnemment qu'ils ne pourraient pas les payer.

Quelles sont les autres options alors? On coupe dans la production? C'est une bonne idée. Si on ne coupe pas la production, physiquement, l'entrepôt sera rempli et nous ne sauront plus où mettre nos produits. Seulement, si on coupe trop, l'entrepôt sera vide. Ce n'est pas vraiment un dur choix à faire. On essaie d'ajuster pour garder un bon niveau dans l'entrepôt et de garder un maximum de personnel qualifié.

Et si on coupait dans la l'entretien? Ça peut sembler une bonne idée si on regarde ça rapidement, si on passe 3 mois sans entretien, on peut croire que ça marchera quand même. Certains vont passer 6 mois sans changer le filtre à huile sur leur voiture et elle marche quand même. Bon, en industrie, les machines sont souvent pousées au maximum, contrairement à un moteur de voiture. De plus, elles fonctionnent 24h/24 souvent. un patron qui prendrait une décision du genre ne connait pas trop la mécanique et pensera qu'avec un peu de chance, les dégâts seront minimes. En admettant qu'il ait beaucoup de chance et qu'il n'y a pas de bris pendant la récession, lorsqu'il recommencera sa production normale, il risque d'avoir bien des surprises et bien du retard. De plus, en coupant dans l'entretien, on coupe généralement en santé et sécurité. Tout le monde peut se douter des coûts reliés, mais aussi des conséquences humaines reliées aux accidents de travail.

Finalement, on peut couper dans la partie qui me touche. La recherche et développement, la conception, etc. Je dis que ça me touche, car bien que l'ingénieur peut toucher à tous les domaines, c'est celui-ci que je désire faire lors de mon prochain stage. Premièrement, un stagiare ne coûte presque rien. Son salaire est en grande partie remboursé par le gouvernement. Deuxièmement, couper cette partie est la mort assurée d'une entreprise. Si l'on croit qu'en tenant un profil bas à ne faire que de la production on peut s'en sortir, on se met le doigt dans l'oeil. Cette stratégie permet seulement de survivre durant la récession.
Petite parenthèse. Le mot « survivre » me fait rire. En anglais, tout va bien, mais en français on dirait qu'il signifie « vivre au-dessus de ». Fin de la parenthèse.
C'est en sortant de la récession qu'on voit l'avantage de continuer les projets. Ceux-ci auront été pensés, mis sur papier et n'attendront qu'une petite lueur pour sortir. Si la récession dure longtemps, il se peut que plusieurs projets aient été pensés. Ainsi, à la sortie du noir, quand toutes les entreprises seront confuses à savoir par quoi recommencer, d'autres commenceront déjà à mettre leurs nouveaux produits sur le marché. Ils auront un plan pour économiser en électricité ou un système améliorant la production. Ces entreprises profiteront de la confusion des autres pour les dévorer, un peu comme le fait un policier avec une « flashbang » qui aveugle et abasourdi une personne. La différence étant que le policier ne mange pas la personne... Imaginons plutôt Pac-Man qui dévore ses ennemis qui sont confus de voir quelqu'un manger des fruits. Enfin, vous comprendrez j'en suis sûr!


Bien sûr, je parle, je parle, mais je n,ai pas vraiment de pouvoirs là-dessus. Comme tout le monde, j'essaie simplement d'avoir un emploi sans pouvoir prendre vraiment de décision. Si toutefois je peux être dans le domaine qui m'intéresse, tant mieux. Je ne demande qu'à aider. Pour l'instant, je peux me ramasser à Sept-Îles, Montréal, Shawinigan, ou, avec beaucoup de chance, à 5 km de chez moi. Les résultats vendredi prochain si tout va bien.


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3 mars 2009

Mon éveil

Voilà quelques temps que je n'ai rien écrit sur mon blog. En fait, j'avais commencé à écrire, mais j'ai arrêté subitement pour diverses raisons. Voici le début de mon texte qui ne fut jamais complété:



À force d'être seul, je commence à imaginer bien des choses. Il m'a suffi de lire quelques lignes d'un message pour mettre en doute une confiance accumulée depuis 2 ans. J'ai l'impression qu'en vivant seul, un simple stimulus peut rapidement devenir un phénomène d'une ampleur dangereuse. Dans ma tête, tout se bouscule très rapidement. J'imagine des centaines de scénarios (souvent les pires) pour une situation toute simple. Pour calmer cette frénésie, je dois trouver des informations, une solution quelconque à mon problème.

Ce n'est pas la première fois que je m'emballe ainsi. Depuis que je suis jeune, j'agis de cette façon pour peu de choses. Il me suffit d'un regard ou même d'apprendre qu'une fille a rêvé de moi pour en tomber amoureux parfois. D'un autre côté, mon manque de confiance m'emmène à d'autres problèmes. Je peux, par exemple, penser qu'on parle de moi aussitôt que j'entends un mot qui se terminer en "el". Je peux aussi perdre toute ma confiance envers une personne pour un simple geste, une seule chose qui me paraît comme un mensonge.


J'ai décidé d'arrêter là. Je croyais devoir m'excuser et me rendre compte de ma folie, mais je me suis plutôt rendu compte du contraire en bout de ligne. En ayant continué ce billet, ça aurait pu être cocasse de voir quelqu'un se planter aussi royalement dans ses idées. C'est pourquoi j'ai décidé de l'inclure malgré tout. Pour montrer à quel point ce que je fait peut sembler idiot, que j'aie raison ou non. J'ai fait une gaffe en croyant qu'on me mentait. J'ai cru qu'encore une fois j'avais mal interprété des informations et avais imaginé le pire scénario. Je me suis excusé, je me suis senti plus que mal, j'avais honte de moi. Aujourd'hui, je découvre qu'en fait le pire des scénarios était la vérité. Je découvre que je ne me suis pas trompé et qu'on m'a menti. On m'a menti plusieurs fois d'ailleurs, car on a nié mes idées, puis on les a contre-attaquées avec un mensonge.

Certains se demandent pourquoi je cherche tant d'informations sur les gens qui me sont proches. C'est malsain. On agit tous un peu de cette façon en réalité. Je ne cherche pas à prendre les gens en défaut, je cherche seulement à prendre de leurs nouvelles. Normalement, on demande à un ami comment va telle ou telle personne. On peut désormais aussi aller fouiller sur Facebook et apprendre des choses pertinentes comme :
  • Mary a répondu à un quizz et a découvert qu'elle était un koala
  • Marc a ajouté une vidéo de son chanteur favori. Elle est disponible sur Youtube, mais il a pensé que ce serait drôle de l'ajouter ici en plus.
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De mon côté, la méthode est plus discrète. Pas besoin d'être ami, pas besoin de parler aux meilleures amies de mes ex. Je regarde notamment ce qui se passe avec mon petit frère, j'essaie de prendre des nouvelles de lui. Comme il n'a pas le téléphone, difficile d'en avoir. Je fouille donc un peu. Avec un peu de chance, on découvre parfois qu'une vieille connaissance a fait de grands progrès. On en vient même a en parler dans les journaux. D'autres fois, on trouve quelqu'un dans les journaux, mais pour de tristes raisons. De mon côté, je trouve normalement de bonnes nouvelles, heureusement! Seulement, ce qui s'est produit cette semaine n'en étais pas une.

D'ordinaire je ne vais pas dans les détails, mais je ferai exception cette fois. Mon ex m'a demandé comment je me sentirais si elle voyait quelqu'un. Bon, après un mois, je dois avouer que ce n'est pas la chose la plus perturbante qu'on m'ait annoncé. Pas de problèmes à ce niveau. Seulement, si vous pensez la même chose des gens que moi, vous vous direz qu'on ne pose pas ce genre de question sans raison. On ne se demande pas quel genre d'écouteurs acheter si on n'a pas l'intention quelque part de s'achter un Ipod! J'ai donc posé la question, à savoir s'il y avait quelqu'un? On me dit que non, je paranoï encore. Jai découvert plusieurs éléments par la suite me laissant croire que ma paranoïa était justifiée finalement. J'ai posé la question à nouveau, on me soutien que non. J'avoue finalement mon peché, d'avoir cherché de l'information et on contredit cette fameuse information. Bon, je me suis trompé. Le ressentiment, vous le connaissez déjà. Seulement, lorsque j'ai découvert la vérité, je me suis rendu compte qu'on m'avait menti à plusieurs reprises.

Ce qui me choque là-dedans ce n'est pas de savoir que mon ex puisse s'envoyer en l'air. Nous ne sommes plus ensemble et de toutes façons, je suis déjà cocu à cause d'une autre. Ce qui me trouble le plus c'est de voir cette facilité à me mentir. Cette manie de nier tout et surtout de n'avoir aucun remord par la suite. Je suis quelqu'un qui s'exprime peu, c'est vrai. Toutefois, j'assume les conséquences de mes erreurs. Comment puis-je croire en quelqu'un qui me ment aussi aisément? Je ne cherche pas à savoir la vérité. Je ne cherche pas à connaître la vie en détails de chaque personne autour de moi. Je ne crois pas qu'on devrait partager toute notre vie avec nos proches, ni sur Facebook, ni lors de discussions. Si on joue dans mon dos, je n'ai aucun problème avec ça, je le fais aussi. Seulement quand une personne découvre qu'on a fait quelque chose qui la touche directement et qu'elle nous demande la vérité, je suis convaincu qu'elle mérite cette dite vérité.


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